Un service spécialisé du Cabinet S&T · Paris · France entière07 80 95 49 49
Guide fiscal

Fiscalité de la nue-propriété : les bonnes questions avant de vendre.

Barème fiscal, plus-value, IFI, taxe foncière et frais : les règles dépendent de l’origine du démembrement et de la situation de chaque titulaire.

Ce guide est informatif. Il ne remplace pas l’analyse de votre notaire, avocat ou conseil fiscal. Les règles peuvent évoluer et leur application dépend notamment de la date, de l’origine de propriété, de la résidence principale et des clauses retenues.

La valorisation fiscale des droits démembrés

L’article 669 du Code général des impôts fixe, pour les droits d’enregistrement et la taxe de publicité foncière, une répartition entre usufruit et nue-propriété. Pour un usufruit viager, cette répartition dépend de l’âge de l’usufruitier. Pour un usufruit temporaire, la valeur fiscale de l’usufruit est calculée par périodes de dix ans.

Ce barème est souvent cité parce qu’il est simple. Il ne faut toutefois pas le confondre avec une expertise économique ou avec le prix librement négocié. Une vente à des conditions manifestement éloignées de la valeur réelle peut soulever des questions fiscales ou civiles : la base et les hypothèses doivent être documentées.

Voir le barème et simuler

La plus-value lors de la cession

La vente d’une nue-propriété peut déclencher le régime des plus-values immobilières. Le calcul dépend notamment de la manière dont le droit a été acquis : achat initial en pleine propriété, donation avec réserve d’usufruit, succession, acquisition séparée ou démembrement créé au moment de la vente.

Il faut déterminer un prix d’acquisition ou une valeur d’entrée correspondant au droit vendu, puis examiner la durée de détention et les éventuelles exonérations. Le traitement peut différer selon que seule la nue-propriété est vendue ou que l’usufruitier et le nu-propriétaire vendent ensemble la pleine propriété.

La qualification de résidence principale mérite une vigilance particulière lorsque le cédant ne détient que la nue-propriété ou lorsque l’usage appartient à une autre personne. Ne supposez pas qu’une exonération applicable à une vente classique se transpose automatiquement.

Nue-propriété et impôt sur la fortune immobilière

En principe, lorsqu’un bien est grevé d’usufruit, sa valeur en pleine propriété est comprise dans le patrimoine de l’usufruitier pour l’IFI. Le nu-propriétaire n’inclut alors généralement pas ce bien, mais il existe des exceptions où l’imposition est répartie entre les titulaires selon des règles spécifiques.

L’origine de l’usufruit — convention, donation, succession ou disposition légale — est donc déterminante. Une vente qui crée un usufruit réservé peut aussi modifier la composition du patrimoine taxable sans produire l’effet imaginé par le vendeur. Faites chiffrer la situation avant de signer.

Taxe foncière, charges et travaux

À l’égard de l’administration, la taxe foncière est en principe établie au nom de l’usufruitier. Les rapports entre usufruitier et nu-propriétaire doivent néanmoins être organisés dans l’acte pour la taxe, les assurances, les charges de copropriété et les travaux.

Le Code civil met les réparations d’entretien à la charge de l’usufruitier et les grosses réparations à la charge du nu-propriétaire, sauf défaut d’entretien. En pratique, une copropriété vote des dépenses qui ne rentrent pas toujours simplement dans une case. Le notaire doit traduire l’équilibre économique convenu en clauses opérationnelles.

Droits et frais liés à l’acquisition

L’acquéreur supporte généralement les frais d’acquisition calculés sur le droit qu’il achète et selon la nature de l’opération. Leur montant dépend du prix, de la qualification du bien et des émoluments, débours et taxes applicables. Le notaire établit une provision puis un décompte définitif.

Les honoraires de transaction, lorsqu’ils existent, doivent être clairement présentés dans le mandat et l’acte. Le produit net du vendeur doit être estimé après remboursement d’un éventuel prêt, mainlevée, fiscalité de plus-value et frais à sa charge.

Quel professionnel répond à quelle question ?

  • Cabinet S&T : valeur immobilière, positionnement du droit cédé, préparation du dossier, recherche d’acquéreur et négociation.
  • Notaire : titre, capacité, forme de l’acte, répartition des droits, fiscalité de l’acte et publication foncière.
  • Conseil fiscal ou avocat : stratégie patrimoniale globale, conséquences déclaratives complexes, situations internationales ou contentieuses.

La coordination évite qu’un prix séduisant masque une conséquence fiscale ou qu’une clause protectrice rende le droit difficile à céder. L’objectif est un dossier compréhensible pour le vendeur, l’acquéreur et le notaire.

Références principales. Article 669 du CGI pour la valeur fiscale ; articles 578 à 624 du Code civil pour l’usufruit. Sources consultées en septembre 2026.

Une situation fiscale particulière ?

Nous préparons les données immobilières à valider avec votre notaire.

Présenter mon dossier
AppelerÉtude gratuite